Les Soeurs Bervas
article de presse

mardi 16 aout 2011
Marie-France Aubry (gavres.fr)

Les "Soeurs Bervas" en concert à Gâvres

Dès leur arrivée sur scène, la température extérieure a grimpé !

imageQuel tempérament, ces sœurs Bervas ! Le public, parfois venu des communes avoisinantes (certains même du nord de Lorient !) n'a pas été déçu. Dès le début du concert, leur extravagance interpelle... On croit qu'elles sont un peu déjantées... Un peu fo-folles... Ah ! Le rugissement d'Ann !

Et puis, on est un peu déconcerté d'abord par leurs voix différentes et pourtant difficiles à identifier. Ann ? Gaëlle ? Solo, duo, duo-solo... On ne sait plus ! Et on se surprend à écouter les paroles. Et la vie, au fur et à mesure des chansons, défile, quelquefois rigolote, souvent insolente, parfois presque tragique, mais toujours émouvante ! On sent aussi une véritable fusion amicale avec les musiciens : Ali Otmane à la guitare et Angélo Diprima à la batterie  et aussi au caj’on, sans oublier Philippe, l'ingénieur de son.

Le concert a duré 1h30 (beaucoup de "déjà" à la fin !), les quatre artistes n'ont interprété que des compositions originales qu’ils composent ensemble. Ils aimeraient faire des reprises... Mais pas le temps ! Le groupe existe depuis 7 ans, le style change parfois selon diverses influences. En 2007, "les sœurs Bervas" ont enregistré un album "Top Sugar".

C’était le deuxième concert que la municipalité de Gâvres offrait cet été 2011. Deux groupes différents, deux belles soirées !
 

dimanche 7 mars 2010
Le Télégramme

Les Soeurs Bervas ont séduit leur public

imageÉvénement attendu du programme culturel de la Ville, le concert des soeurs Bervas a tenu toutes ses promesses vendredi soir au Coat-Kaër. 140 personnes étaient de la partie.

Pour leur première prestation à Quimperlé, Ann et Gaëlle Bervas ont donné un spectacle musical de qualité face à un public qui les attendait avec impatience. Accompagnées par les musiciens Angelo Di Prima et Ali Otmane, les Lorientaises ont su mettre en scène leur fantaisie toute personnelle pour captiver l’attention de leur auditoire. Jeunes et moins jeunes ont vite été emportés par le jeu de ces chanteuses extraverties aimant se faire remarquer et prenant un malin plaisir à interpréter des chansons dans le vent de notre époque, un peu provocantes, souvent incisives.

Un choix apprécié

Une bonne partie du public avait déjà entendu parler d’elles avant de les voir sur scène. On peut même songer que beaucoup les avaient déjà vus lors de l’une ou l’autre de leurs nombreuses prestations dans la région. D’autres n’en avaient jamais entendu parler. Ils étaient là pour découvrir... Ceux-là n’ont pas eu à regretter
d’avoir fait confiance aux responsables culturels de Quimperlé ayant choisi d’inviter les soeurs Bervas après les avoir déjà remarquées sur scène.

Cette scène qui a fait grandir leur renommée depuis 2007. Le succès rencontré assure que la ville ne s’est pas trompée mettant en haut de l’affiche ces soeurs pleines d’entrain qui ont visiblement su séduire le public quimperlois.
 

jeudi 12 février 2009
Le Télégramme

LES SOEURS BERVAS SE METTENT EN QUATRE

Terminée l'expérience à six, les Soeurs Bervas reviennent au bon vieux quatuor qui a fait le succès de leurs débuts. Une formule un peu modifiée, qui va sans doute sonner un peu plus rock, plus swing et plus acoustique. Rencontre.

Ann et Gaëlle Bervas, Ali Otmane, Angelo Di Prima, Pierre-Yves Kermorvant et Régis Huiban, c'était la géométrie à six. Qui est donc parti ?
Pierre-Yves Kermorvant, à la contrebasse et Régis Huiban, à l'accordéon. Tant par l'importance de l'accordéon que par la patte du musicien, le départ de Régis a changé beaucoup de choses. Il était directeur artistique du premier album, il était extrêmement fédérateur. D'un côté, on perd beaucoup, de l'autre, on a repris une place mélodique. On a refait une démo à quatre en réarrangeant tout le répertoire. Il y a une énergie différente, plus rock mais aussi world. On voit de nouvelles couleurs arriver, on sent que ça s'ouvre...

Est-ce que les choses sont plus simples maintenant ?
C'est plus léger, en effet. Sur scène, chacun a plus de place, et du coup, ça nous permet à tous les quatre de nous partager la partie arrangement, que faisait Régis, et on découvre qu'on sait faire ça. Et ça nous plaît bien. En outre, à quatre, on va davantage vers des choses plus acoustiques, avec Ali à la guitare et Angelo à la batterie et aux percus. En tout cas, on revient à quelque chose qui ressemblait à la configuration de départ avec Ali et Régis, quelque chose de plus intime et de plus transportable !

Votre dernier album date de septembre 2007. Depuis, vous en avez profité pour écrire ?
Oui, une dizaine de textes, sur lesquels il faut à présent composer les mélodies, un gros travail. Cette fois, nous nous sommes partagé la tâche, nous avons écrit la moitié chacune, avec, en fil directeur, le bestiaire animalier. On ne sait pas si ça constituera un concept-album, en tout cas, ça nous plaît bien d'explorer cet univers et de filer la métaphore !

Comment on fait, pour écrire une chanson ?
Gaëlle : pour moi, ça part presque toujours des mots qui sonnent, et après, il faut raconter quelque chose avec. Je me laisse surprendre par les mots, puis j'y reviens. Certaines chansons ont pu prendre jusqu'à un an.
Ann : moi, je pars plutôt d'un état, d'une humeur. J'écris sous le coup d'un énervement, d'une émotion. Des bouts de phrases, des prises de conscience, des choses qui arrivent comme ça.
Propos recueillis par Isabelle Nivet
 

mardi 1 avril 2008
Chorus Magazine

LES SOEURS BERVAS

Ann et Gaëlle sont soeurs : c'est inscrit tant sur leur état civil que sur les affiches. Et en plein dans le mille comme quasiment toutes leurs rimes...Notamment dans cette chanson-autoportrait où ces Bretonnes aiment se présenter sous un jour particulier : "Les soeurs Bervas sont sauvageonnes / Même si elles ont des airs de nonnes / Si un jour tu les déboutonnes / C'est pas des gazelles, c'est des lionnes." Fonceuses et délurées les soeurettes...et douées. Leur répertoire n'est fait que de leurs préoccupations, à savoir -on résume- elles et les garçons, dans le registre de la séduction, de la conquête puis de l'abandon.
Plus qu'une simple addition féminine, on ressent que la complicité familiale décuple l'audace et rend bel hommage à la matrice d'origine. Le résultat est un constant ravissement, d'autant plus que les soeurs Bervas se sont trouvées une fine équipe...entièrement masculine (Régis, Ali et Kevin pour la partie musicale : conception et interprétation. Une musique chaloupée - faite de contrebasse, d'accordéon, de guitares - qui sied à merveille avec le discours des filles.

CHORUS - LES CAHIERS DE LA CHANSON
 

mardi 29 janvier 2008
FrancoFans

ALBUM DU MOIS


LES SOEURS BERVAS
Top sugar

imageÀ écouter Les Soeurs Bervas chanter leur autoportrait qui les présente comme «dégueulasses aimant l'obscur et la crasse», on se dit que ces femmes ne sont pas fréquentables... Pourtant ce grain de folie douce fait tout leur charme. Accompagnées d'un accordéon, d'une guitare et d'une contrebasse, Ann et Gaëlle chantent ce qu'elles ont sur le coeur de façon poétique ou employant un ton plus cru. Malgré tout féminines, et gentillement féministes, elles ont le don de nous faire entrer dans leur univers. Tout comme elles, les mélodies sont à la fois douces et malicieuses pour traiter l'amour avec ses joies et ses déboires. Sur fond de chansons à textes et de swing, Les Soeurs Bervas usent de leur lien pour se sentir plus fortes. Cette osmose donne envie d'en savoir plus sur ce duo de coquines, finalement séductrices et attachantes...

Nicolas Claude
 

dimanche 25 novembre 2007
Télégramme - Isabelle Nivet

LES SOEURS BERVAS EN CONCERT CE SOIR


Ce soir, pour la sortie de leur premier album, Les Soeurs Bervas réunissent tout un quartier autour d'un vrai concert à la maison pour Tous de Kervénanec. Rencontres avec deux chipies sensibles.

Deux soeurs mutines et quatres musiciens chevronnés, ce sont Les Soeurs Bervas. Ni siamoises, ni jumelles, mais carrément complices, elles donnent depuis deux ans des concerts chez l'habitant.
Sur la pochette de leur premier album, elles posent la tête en bas, cheveux mêlés, mi-siamoises, mi-gorgones, aussi, pas étonnants que la conversations roule sur les affres des filles, cheveux longs ou courts, carré ou dégradé, coupés ou lâchés. Signée Alain Pandolfo, la photo est pure et simple "On s'est pas mal retourné la tête pour trouver des idées", commente Ann, d'un jeu de mot involontaire. Gaëlle débarque. Assise à côté de sa "petite" soeur, difficile de dire laquelle est la plus jolie, un sacré casse-tête.

La Tête au carré
Créé il y a quatre ans, le groupe comprend à présent quatre musiciens en plus des deux filles, qui écrivent leurs textes sur les musiques des garçons. Régis Huiban, l'accordéoniste, fait les arrangements. Ali Otmane à la guitare, Angelo Di Prima à la batterie et Pierre-Yves Kermorvant à la contrebasse, l'univers Bervas a pris une énergie plus rock, tandis que le spectacle s'étoffait et que chacun se professionnalisait. "Le fait de maitriser d'avantage la technique et de mettre les choses au carré nous a donné bien plus de liberté pour évoluer au sein d'un cadre, prendre les chemins qui nous conviennent, trouver l'équilibre entre maitrise et émotions". Une intimité, une fragilité qui apparaît à présent sans avoir besoin des personnages de pestes fatales qui ont aidé les deux filles à monter sur scène avec un culot certain, à leur débuts.

Têtes à Têtes
Sur une idée de Fabrice Gomet, de la Maison pour Tous de Kervénanec, Ann et Gaëlle, plus un musicien, se sont lancés dans une série de concerts pas comme les autres, chez l'habitant. Chez Sonia et Loulou, chez Nelly et Margot, des concerts privés où les invités, parents, amis, voisins tirent dans un chapeau les titres des chansons qui seront
jouées en accoustique. "On rencontre les gens avant, pour régler les aspects pratiques, et le soir même, on dîne toujours ensemble et on papote. On apporte le dessert - c'est la tradition- et après, on aide à ranger les meubles. C'est pas évident d'être ausssi proches des gens, mais c'est assez fort, comme sensation".
Les Soeurs Bervas seront aussi en concert le 22 décembre au Manège, en compagnie de Mériadec Gouriou, et le 5 février au Grand Théâtre en 1ère partie du Taraf de Haïdouks (complet).
 

vendredi 24 aout 2007
Télégramme - Catherine Lozac'h

LOUSTIKS DE L'AKOUSTIK : LES BERVAS, DE LA DYNAMIK !


Le petit festival de Rochefort-en-Terre (56) se poursuit, aujourd'hui, et les belles rencontres aussi. Mais dès jeudi soir, le chapiteau des Loustiks de l'Akoustik a trouvé les étoiles de sa piste : Les Soeurs Bervas. Rencontre fatale !

Dans la prairie des Grées, le "cirk" des Loustiks abritait, jeudi, un cabaret parisien. Entre les oeufs mayonnaise et la daube provençale, le public a dégusté des duos féminins - Alice et Rosalie et les soeurs Antienne- et des surprises aériennes : la chorale des voix Lactées et l'accordéonniste volant Jérôme. Mais ces sacrés Loustiks avaient gardé le meilleur pour le dessert ! Un chou à la crème onctueux, un éclair au chocolat foudroyant, un truc à vous rendre baba, des filles tout sauf tartes : Les Soeurs Bervas.

Une famille d'enfer
Premier morceau : présentation, sur un air de tango où passe déjà une énergie oscillant entre chaleur latine et électricité rock. "Les Soeurs Bervas sont dégueulasses" commencent ces Lorientaises fatales, portant robes fourreaux, lunettes noires et boas blanc. Car les Soeurs Bervas ne sont pas seules. Leur mère les a gratifiées de quatre demi-frères musiciens de haut vol : Ali Otmane, fils de Bart Simpson, à la guitare, Régis Huiban, fils d'un gourou sénégalais, à l'accordéon, Pierre-Yves Kermorvan, fils d'un vendeus de "sex-toys", à la contrebasse et Angelo Di Prima, fils d'un surfeur lapon, à la batterie. Avec une telle famille, il faut s'attendre à des surprises. D'autant que les Soeurs Bervas sont folles ! Mais leurs délires ont la saveur des mots tellement vrais qu'ils en deviennent politiquement incorrects. A cette époque où un handicapé perd sa réalité pour devenir une personne à mobilité réduite, Ann et Gaëlle chantent leur "roi à roulettes". Et décidemment, les images donnent bien plus d'émotions que les concepts.

Maman
Sur les hommes, le sexe, les transsexuels, les odeurs ("Comme j'aime la merde"), leurs phrases incisives font mouche alors que leurs voix caressent, dans le sens à faire dresser le poil. L'insolence n'empêche pas l'harmonie, la chaleur, la puissance. Parfois acidulé, leur timbre nous poste vers les cabarets des années 1940. Quel voyage ! Quelle présence ! Une seule s'en sort sans dommage : leur maman. A les entendre chanter pour elle, on prendrait volontiers les années pour être cette maman-là. Oh les filles, oh les filles, pourvu que vos voix modulent bientôt à grande fréquence.
 

samedi 21 juillet 2007
Les Infos de Redon - Cédric Rous

Suite des Belles nuits de Vilaine : Les Soeurs Bervas, paires d'As


C'est une question clé : les deux chanteuses des Soeurs Bervas sont-elles réellement frangines ? Bervas est-il leur patronyme dans le civil, ou une invention romanesque tout droit sorti de leur imagination féconde ? "On préfère ne rien dire, laisser planer une part de mystère"...
Reprenons depuis le début. Les Soeurs Bervas nous vienne de la douce région de Lorient et sortent très bientôt leur premier album "Top Sugar". Elles sont désormais accompagnées de quatre musiciens : accordéon, guitare, contrebasse, percus. de café-concert en festival, elles se sont taillées une réputation de joyeuses et séduisantes épicuriennes, et commencent à faire leur trou en Bretagne.
Leurs inspirations ? Blues, rock, jazz, chanson... La chanteuse Ann, malicieuse, complète la liste : "On se décrit souvent comme un groupe de swing-java-tango. Mais ça, c'est pour les journalistes ! En fait, chaque musicien apporte ce qu'il a dans sa hotte, et ça donne quelque chose de varié".
Même chose sur scène : "On utilise des costumes pour donner une dimension cabaret à nos spectacles, mais rien d'outrancier. On ne fait ni u théâtre, ni des sketches, c'est juste un petit plus qui correspond à notre sensibilité". En somme, un spectacle tout en chansons, drôle et sensuel, avec "des textes originaux et en français s'il vous plaît".
Allez, on peut bien vous le dire : elles sont bel et bien soeurs dans la vie, et tant pis pour le mystère.
Cédric Rousseau
 

dimanche 28 mai 2006
Ouest-france

Soirée réussie pour les 25 ans de M'Radio


La soirée débuta sur un air d'accordéon diatonique, par la prestation de Mériadec Gouriou. Sur fond de lumière rouge, le musicien semble comme possédé par sa boîte du diable (autre nom de l'accordéon).
Puis arrivèrent les charmantes Soeurs Bervas. A mi-chemin entre chanson à texte et cabaret, les filles ont mis en musique leurs démêlés d'amour et leur expériences avec, ce qu'il semble être, les pires représentants de l'espèce masculine. Accompagnées d'une contrebasse, d'un accordéon et d'une guitare, Ann et Gaëlle transforment la scène en confessionnal et le public devient leur confident. Leur prestation s'est terminée par un lancer de préservatifs dans le public, sur une chanson ayant pour thème la pluie. Moralité : sortez couvert !
Les deux clowns des Mécaphones prirent le relais. Plus connus pour leurs jingles sur M'Radio, les Mecs présentaient "une musique de chambre à coucher dehors"dixit les artistes.
 

samedi 25 juin 2005
Le Télégramme

LES SOEURS BERVAS EN CONCERT

Plus proches de Thelma et Louise que des Frères Jacques, les Soeurs Bervas se sont, un jour, rendu compte qu'elles chantaient toutes deux et qu'elles pourraient le faire ensemble. Résultat, leurs chansons en français mais pas françaises, sont parmi les plus fraîches qu'on puisse entendre en ce moment. La preuve, mercredi soir, à la Bulle.

L'histoire à mis du temps à se mettre en place. Pourtant, l'envie était là, partagée depuis un petit moment : chanter ensemble, entre frangines, ni jumelles ni siamoises, mais avec le même grain de voix. Et de folie aussi.
Trois ans à en rêver et puis depuis deux ans, à le concrétiser. Chacune a fait son petit bout de chemin déjà. Ann à chanté chez Les Oiseaux du Large, trio de rock acoustique. Gaëlle est comédienne au Théâtre Bleu.

De Fréhel au Clash
Quelques textes en poches, il a fallu trouver la mélodie, et quelqu'un pour la jouer, tant qu'à faire. Alors, quitte à y aller, autant le faire avec des flonflons pas piqués des hannetons : Régis Huiban, accordéoniste de son état ( vu aux côtés de Roland Becker ou chez Tan'Ban'Ti, avec un fort penchant pour mêler le jazz au trad') était l'homme de la situation.
Accordéon et voix ? "Trop chanson réaliste", ont jugé les filles.
Résultat, un guitariste, Ali Otmane, est réquisitionné puis enfin un contrebassiste, Kevin gravier.
Aujourd'hui, le quintet a trouvé son registre, tendance Fréhel et consoeurs dans un esprit rock britannique des années 70's. Ou comment chanter des trucs affligeants avec une légèreté inouïe !
 

lundi 25 octobre 2004
Le Télégramme

LES SOEURS BERVAS ONT ENCHANTE LES ARCS

La salle de Quéven avait un petit air de guinguette, vendredi soir, avec des guirlandes colorées et ses petites bougies sur les tables. Une façon plus conviviale d'aborder un spectacle qui a bien fonctionné, puisque la salle était pleine et le public souriant.

Enfin la scène ! ça y est... les Soeurs Bervas et leurs deux complices déboulent. A la fin du concert, dans les coulisses, les yeux brillants et le souffle court, elles avoueront être entrées en piste avec les jambes flageolantes et la voix qui tremble. Pourtant, ça ne se voyait pas : deux vraies show-girls super-pros, les gestes sûrs et la voix qui tient. Robes moulantes en panne de velours, mais pieds nus, pour mieux swinguer, se déhancher, jouer. Sur des textes tour à tour graves, drôles, ironiques ou tendres, elles jouent de leurs regards (piquants), de leur voix (chaudes) avec un public que les deux belles enjôleuses se sont mis dans la poche, ni une ni deux.
 

mercredi 16 juin 2004
Ouest-France - Jérôme Gazeau

LE "PETIT GRAIN" DES SOEURS BERVAS

Les Soeurs Bervas, c'est un nom qui claque comme les Frères Jacques. Sauf qu'ils étaient quatre et qu'elles sont deux. Au royaume de la fantaisie et de la chanson pas triste, les deux filles font leur entrée.

Elles paraissent sympas comme ça, sur la photo, mais il faut se méfier. Les Soeurs Bervas sont de fausses tendres. Elles le disent elles-même. "Nous commençons notre spectacle en jouant les hautaines !" Elles sont surtout délurées et n'ont peur de rien. Soeurs à la ville et à la scène, Gaëlle et Ann ont déjà une carrière derrière elles. La première est comédienne dans la Cie du Théâtre Bleu et s'est initié au chant lyrique ; la seconde s'est fait la voix pendant quatre ans au sein d'un groupe de rock acoustique.
"Travailler ensemble nous trottait dans la tête depuis trois ans."L'été dernier, les filles sont passées à l'acte. Ecriture, composition... 17 chansons sont nées, des textes originaux "qui parlent des relations amoureuses, familiales et jouent avec les clichés féminins..."
Les frangines ont de l'abattage, leur prestation ne sera pas loin du cabaret. D'autant que côté musique, c'est un drôle de patchwork : tango, valse, musiques celtes ou méditerranéennes, rock... Pour les accompagner dans l'aventure, elles ont embarqué un "vieux" copain, le guitariste Ali Otmane, ainsi que Régis Huiban, accordéoniste doué qui donne régulièrement la réplique à Roland Becker. Elles pouvaient moins bien choisir.
 
 

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